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Le guide

Vendre son fonds de commerce : les étapes

La cession d’un fonds de commerce se prépare longtemps avant l’acte de vente. Voici les étapes dans l’ordre où elles se décident réellement, celle qui les ouvre d’abord : savoir ce que vaut votre affaire.

Estimer mon affaire

Vous ne payez rien pour votre estimation : ce sont les professionnels de la cession qui la financent, avec votre accord pour être recontacté.

Étape 1

Savoir où vous en êtes

Une cession se prépare en un à deux ans. Le premier décideur n’est pas votre banquier ni votre expert-comptable : c’est vous, le jour où vous vous posez la question sans oser la dire. Pas de projet à ce stade, c’est normal — et c’est précisément le bon moment pour obtenir un chiffre.

Un horizon vague ne s’organise pas. Un horizon daté (« vendre d’ici 6 à 18 mois ») déclenche tout le reste : lecture du bail, vérification des comptes, préparation de l’information du repreneur.

Étape 2

Connaître la valeur de votre fonds

Les barèmes publiés donnent des plages larges : pour une boulangerie-pâtisserie, de 50 à 120 % du chiffre d’affaires TTC chez les sources les plus citées, et de 4,1 à 11 années de l’EBE retraité selon les barèmes observés. Une seule de ces lectures ne suffit pas.

Une estimation utile croise plusieurs barèmes datés avec vos propres chiffres, puis nomme ce qui fait bouger le résultat : la durée restante du bail, la dépendance de l’affaire à votre personne, la tendance sur trois ans. C’est ce que fait l’estimation en douze questions, en moins de cinq minutes, sans compte à créer.

Étape 3

Sécuriser le bail commercial

Le bail est le premier actif du fonds. Un repreneur regarde la durée restante avant tout : un bail qui arrive à échéance dans moins de trois ans se négocie avec son renouvellement, et la fourchette en porte la marque.

Vérifiez aussi ce que votre bailleur peut refuser de transférer : l’autorisation d’exploiter, l’occupation du trottoir ou de la terrasse, le logement éventuel. Ce sont des points de négociation qui ne paraissent pas dans les barèmes.

Étape 4

Rendre l’affaire transférable

Un fonds qui ne tourne pas sans son dirigeant se vend moins et plus lentement. Un second fournil, un salarié formé, des recettes documentées, un contrat meunier transférable : autant de réponses qui rassurent un repreneur avant même la négociation du prix.

C’est le travail des douze à vingt-quatre mois avant la cession, et c’est là que la valeur se construit réellement — pas dans le pourcentage appliqué au chiffre d’affaires.

Étape 5

Choisir vos interlocuteurs

Expert-comptable, banquier, un cabinet d’affaires spécialisé si vous en voulez un : chacun a un rôle. Un cabinet d’affaires agit en intermédiaire, ce qui relève de la carte professionnelle « transactions sur immeubles et fonds de commerce ». Vous pouvez aussi trouver votre repreneur sans intermédiaire — beaucoup le font dans le commerce de proximité.

Ce que nous ne faisons pas, nous : aucun mandat, aucune négociation, aucune commission sur la vente. Notre financement vient des professionnels de la cession qui achètent l’accès à des dossiers, uniquement avec votre accord explicite, et vous êtes prévenu chaque fois que votre dossier est consulté.

Étape 6

La vente elle-même

Prix arrêté sur la base d’une fourchette, pas d’un chiffre unique ; séquestre des fonds ; acte chez le notaire ou devant la CCI selon les cas ; déclaration de la cession ; opposition des créanciers. Votre notaire ou votre avocat porte ces étapes — la loi vous protège mieux qu’un modèle de contrat trouvé en ligne.

La ligne ci-dessous vaut pour tout ce qui précède : une estimation indicative ne remplace ni une expertise comptable ni un avis de valeur réglementaire.

Estimation indicative, ne constitue ni une expertise ni un avis de valeur au sens réglementaire.

Pour aller plus loin, métier par métier

Chaque métier a ses barèmes publiés et ses propres questions : fournées pour une boulangerie, remise nette pour un bar-tabac, terrasse pour un restaurant.

Votre fourchette, sur vos chiffres

Douze questions, une par écran, dont les trois dernières dépendent de votre métier. Le rapport part par e-mail, sans compte à créer.