Cession CommerceEstimer mon affaire

Épicerie

Combien vaut une épicerie ?

Une épicerie se vend au barème du chiffre d’affaires, croisé avec un multiple de l’EBE retraité — mais les lignes se lisent très différemment selon la forme du commerce. Le barème de praticien le plus cité porte une ligne « épicerie fine » à 100 à 400 % du CA annuel TTC et une ligne « supérette » à 10 à 30 % ; pour l’alimentation générale, il n’a pas de ligne, et nous n’en inventons pas. Les observatoires de barèmes, qui mesurent les cessions réelles, lisent de leur côté 18,39 à 67,02 % du CA HT sur la ligne de l’épicerie spécialisée (code NAF 4729Z), 18,45 à 44,31 % sur l’alimentation générale (4711B) et 13,38 à 33,54 % sur la supérette (4711C) — avec des multiples d’EBE qui courent de 3,15 à 13,44 années selon la ligne.

La place qui vous revient dans ces fourchettes dépend de ce que les barèmes ignorent : votre forme de commerce — fine, générale ou supérette —, la rotation de vos familles de produits, le contrat d’enseigne qui encadre ou non votre magasin. C’est exactement ce que nous demandons, parce qu’un repreneur d’épicerie regarde cela en premier.

Estimer mon affaire

Vous ne payez rien pour votre estimation : ce sont les professionnels de la cession qui la financent, avec votre accord pour être recontacté.

Un exemple, calculé sur des chiffres fictifs

Exemple illustratif
Chiffre d’affaires TTC
180 000 €
EBE retraité
18 000 €

Bas

30 000 €

Central

94 000 €

Haut

200 000 €

Barème en pourcentage du chiffre d’affaires (source en CA HT) : 30 000 € — 80 000 €. Source : Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4711B, quartiles vendeur), 1er mars 2023.

Multiple de l’EBE retraité : 65 000 € — 200 000 €. Source : Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4711B, quartiles vendeur), 1er mars 2023.

Premier levier — votre alimentation générale se lit sur le barème observé de sa ligne, 18,45 à 44,31 % du chiffre d’affaires HT : sa valeur tient à l’emplacement, à la rotation et à l’équilibre entre vos familles de produits. Vos états trimestriels de caisse sont ce qui défend le haut de votre fourchette.

Chiffres et situation fictifs. La fourchette est calculée par la même méthode que votre estimation. Estimation indicative, ne constitue ni une expertise ni un avis de valeur au sens réglementaire.

Les questions que nous vous poserons

Une question par écran ; le total s’ajuste à votre métier.

  • La forme de l’épicerie : fine, alimentation générale, ou supérette.

Les barèmes, sources datées

Les coefficients publiés pour ce métier, tels que nous les appliquons. La page méthode les reprend tous, avec ce que nous ne prétendons pas faire.

Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4711C, quartiles vendeur)

13,38 % à 33,54 % du chiffre d’affaires HT.

Source : Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4711C, quartiles vendeur), 1er mars 2023.

Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4729Z, quartiles vendeur)

18,39 % à 67,02 % du chiffre d’affaires HT.

Source : Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4729Z, quartiles vendeur), 1er mars 2023.

Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4711B, quartiles vendeur)

18,45 % à 44,31 % du chiffre d’affaires HT.

Source : Barèmes observés Favre-Réguillon / IFC Expertise (NAF 4711B, quartiles vendeur), 1er mars 2023.

Barème Gérard Doukhan, avocat (épicerie fine)

100 % à 400 % du chiffre d’affaires TTC.

Source : Barème Gérard Doukhan, avocat (épicerie fine), 17 juin 2026.

Barème Gérard Doukhan, avocat (supérette)

10 % à 30 % du chiffre d’affaires TTC.

Source : Barème Gérard Doukhan, avocat (supérette), 17 juin 2026.

Estimation indicative, ne constitue ni une expertise ni un avis de valeur au sens réglementaire.

Les questions que tout le monde se pose

Question n°1

Pourquoi une fourchette et pas un chiffre ?

Parce que les barèmes publiés donnent des plages, pas des prix : de 100 à 400 % du CA TTC pour une épicerie fine et de 10 à 30 % pour une supérette chez le barème de praticien le plus cité ; 18,39 à 67,02 % du CA HT côté observatoires sur la ligne spécialisée (4729Z), 18,45 à 44,31 % sur l’alimentation générale (4711B), 13,38 à 33,54 % sur la supérette (4711C), avec des multiples d’EBE de 3,15 à 13,44 années. Une estimation qui annonce un chiffre unique cache cette incertitude, elle ne la résout pas.

Notre méthode recoupe plusieurs sources et retient le bas de la plus basse au haut de la plus haute, arrondis au multiple de 5 000 € le plus proche. La page méthode reprend chaque source avec sa date.

Question n°2

Épicerie fine, alimentation générale, supérette : la même valeur ?

Non, et c’est la donnée qui change le plus le prix : l’écart va de un à quarante entre la ligne « supérette » (10 à 30 % du CA TTC) et la ligne « épicerie fine » (100 à 400 % du CA TTC) du barème de praticien. La raison tient à la marge : une épicerie fine vend des produits à forte valeur ajoutée où le conseil et la sélection se paient, une supérette vend du volume à faible marge. Entre les deux, le même barème publie une ligne « épicerie en libre-service » à 50 à 150 % du CA TTC ; les observatoires ne séparent pas cette ligne de l’épicerie fine (même statistique NAF 4729Z), c’est pourquoi le parcours pose la question par forme de commerce.

Ce qui porte la valeur n’est pas le même non plus : dans l’épicerie fine, la marge par famille de produits et le fichier clients ; dans l’alimentation générale, l’emplacement et la rotation ; dans la supérette, le bail, la surface et le contrat d’enseigne. C’est pour cela que le parcours demande votre forme de commerce avant tout.

Question n°3

Combien se vend une épicerie en France ?

Le repère le plus cité pour l’alimentation générale est un prix de cession moyen national d’environ 82 500 € (note sectorielle de la ligne 4711B, evaluation-fonds-de-commerce.fr), plus élevé en métropole et à Paris. Ce prix moyen ne dit rien de votre commerce : une supérette de marque et une épicerie fine du même chiffre d’affaires ne se vendent pas au même multiple — c’est tout l’écart entre les lignes ci-dessus.

Votre forme de commerce, votre rotation et votre rentabilité pèsent plus que toute moyenne. L’estimation sur vos chiffres reste le seul repère qui vous concerne.

Question n°4

Le stock se vend-il avec le fonds ?

Oui, et il se facture en plus du prix : les marchandises neuves se vendent avec le fonds et leur valeur s’ajoute au prix (article L141-5 du code de commerce). Pour une épicerie, cette valeur se constate à l’inventaire le jour de la cession — et l’épicerie est le commerce où cela compte le plus : des dates limites de consommation courtes, des saisons (fêtes de fin d’année, été) et des rayons entiers qui périment en quelques semaines.

Préparez donc deux choses : le prix du fonds, porté par la clientèle, le bail et l’enseigne, et l’état des marchandises du jour, limité à ce qui se vendra encore. Les confondre est l’un des litiges les plus courants à l’entrée en négociation.

Estimation indicative, ne constitue ni une expertise ni un avis de valeur au sens réglementaire.

Votre fourchette, sur vos chiffres

L’exemple ci-dessus est fictif. Le vôtre ne le sera pas : question par question, votre fourchette, le rapport par e-mail. Sans compte à créer.

Illustration au trait de trois objets symbolisant les leviers d’un commerce : une clé, un épi de blé et une balance.