Qui paie les frais d’une cession de fonds de commerce ?
En principe l’acquéreur : les droits d’enregistrement « sont à la charge du repreneur, sauf accord contraire » (service-public, fiche F37197, consultée le 29 septembre 2026). L’acte de vente peut répartir autrement — faire porter les droits au vendeur ou les partager est courant dans la négociation.
Le reste suit la même logique : la publicité légale, les formalités et le séquestre sont à la diligence et à la charge de l’acquéreur ; le vendeur paie ses propres conseils et son intermédiaire. Chacun son camp — et l’acte tranche.
Combien coûte le notaire (ou l’avocat) pour un fonds de commerce ?
Les honoraires du rédacteur de l’acte sont libres : contrairement à la vente d’un immeuble, « les émoluments des notaires pour la vente d’un fonds de commerce ne sont pas tarifés » (Notaires de France, article L444-1 du Code de commerce). Un devis est obligatoire avant la signature.
Ordre de grandeur de la pratique : 1 % à 3 % du prix hors taxes, avec un minimum de 1 500 à 2 000 € HT, plus la TVA à 20 % (immobilier.notaires.fr, consulté le 29 septembre 2026). Sur un fonds à 150 000 €, cela donne 1 500 à 4 500 € HT.
Quel est le coût total pour le vendeur ?
Trois lignes, et aucune n’est réglementée. L’intermédiation d’abord : les barèmes affichés des cabinets spécialisés vont de 10 % HT jusqu’à 500 000 € (minimum 5 000 €) à 3 % à 8 % pour des dossiers plus gros (La Parisienne du commerce ; Transaxio ; Care Capital, consultés le 29 septembre 2026) — le barème affiché est un prix maximum, négociable à la baisse.
Les conseils ensuite : préparation de l’acte, audit, négociation — honoraires libres, de quelques milliers d’euros à plusieurs dizaines de milliers selon la complexité (Care Capital). La fiscalité enfin : la plus-value professionnelle a ses propres seuils d’exonération, détaillés sur notre page la plus-value — ils ne se répartissent pas « après » la vente, ils se choisissent avant l’acte.
Un piège que peu de cédants voient venir : la cotisation foncière des entreprises (CFE). Celui qui exerçait au 1er janvier la doit pour l’année entière — en cas de cession en cours d’année, le vendeur reste redevable de tout, et l’acquéreur n’est pas imposable cette année-là (impots.gouv.fr, Q&A CFE).
Les fonds de moins de 45 000 € sont-ils exonérés de droits d’enregistrement ?
Non : cette règle n’existe pas dans le droit en vigueur. Ni l’article 719 du CGI, ni le BOFiP (BOI-ENR-DMTOM-10-20-20, 19 juin 2024), ni les fiches officielles ne la mentionnent — c’est une confusion récurrente avec d’autres abattements du même code.
Le vrai plancher : le barème est progressif et la première tranche, jusqu’à 23 000 €, est à 0 %. En dessous de 23 000 € de prix, rien n’est dû (hors minimum de perception de 25 €).